Évolution ou épidémie?

Teba 28 février 2013 0

Traduction de l’article Evolution or epidemic de Bradley Cooper, disponible ici: http://articles.elitefts.com/training-articles/evolution-or-epidemic

« Parfois, Les choses les plus simples peuvent être les plus admirables. Prenez un jeune enfant par exemple. En grandissant, nous apprenons par l’erreur, avec de multiples tentatives. Un enfant apprend à ramper, à se tenir debout, à marcher. Il échoue à de nombreuses reprises. Cependant, il ne connait pas le concept d’échec, il n’est pas frustré et n’abandonne pas. La seule chose importante pour lui et de se relever et de réessayer.

Ensuite, nous commençons à marcher et à partir à l’exploration. Nous commençons à nous pencher pour attraper des objets au sol. Nous apprenons à nous nourrir par nous-mêmes. Nous apprenons ces mouvements quand notre corps n’est même pas fini d’être développé. En tant qu’humain, ces mouvements de base sont une part de notre évolution. C’est même ce qui nous définis en tant qu’espèce. Ramper, s’accroupir, se pencher, attraper, courir, tirer sont des mouvements que nous ont été offert par notre chère amie l’évolution. Malheureusement, les amis peuvent parfois vous trahir.

Depuis des millions d’années, nous avons utilisé ces mouvements de base pour chasser et rassembler de la nourriture, construire ou trouver un habitat, nous défendre contre des ennemis et prendre soin de notre famille. C’est ces mouvement qui nous ont permis d’atteindre le sommet de la chaine alimentaire. Toutefois, depuis peu de temps, nous les humains avons commencé à  prendre ce que l’évolution nous a donné comme acquis définitivement. Les avancées en technologie nous ont permis de rendre la vie plus facile. C’est d’ailleurs à quoi elles servent. Depuis le premier outil de chasse à l’invention de la roue ou d’internet, l’humanité a connu de grandes avancée grâce à la persévérance. Maintenant, la question est : avons-nous finis de nous dépasser ? Avons-nous trouvé tant de solutions et de raccourcis que nous avons oublié ce qui nous a permis d’en arriver là ? Je répondrais : très certainement.

Redevenons au bébé. Avez-vous déjà observé un petit qui se baisse pour prendre un ballon? Sans indication ou aide, un bébé peut tenir une position de squat avec un haut du corps vertical, des hanches sous la parallèle, des pieds vers l’avant avec le poids sur les chevilles, les genous vers l’extérieur et la tête en position neutre. Combien d’adultes connaissez vous qui sachent en faire de même ? Combien d’heures passons-nous, les coachs, à enseigner à nos clients à effectuer ce mouvement basique que les bébés pratiquent régulièrement ? Les adultes sont plus forts et ont plus d’équilibre que les bébés. Alors pourquoi ce problème qui semble être une faille dans l’évolution. La réponse est assez simple. Nous sommes bien moins actifs que par le passé.

baby-squat

L’être humain est construit pour le mouvement. En tant que mammifères bipèdes, nous avons l’énorme avantage sur les quadrupèdes. Le bipédisme nous a donné l’habileté de transporter de la nourriture, de nous nourrir en étant debout ou d’utiliser des outils dans différentes positions. Les enfants sont un parfait exemple de la beauté des mouvements. Les enfant s’en fichent des lois de la physique ou de la peur quand ils apprennent à ramper ou marcher. Ils n’ont pas de douleurs articulaires ou de tensions musculaires. Ils n’associent pas le mouvement avec la souffrance. Ils sont libres de parcourir leur environnement. Quand nous nous arrêtons de bouger, nous perdons nos capacités.

Nous ne sommes pas faits pour être assis durant de longues périodes. Que ce soit dans une voiture, devant un bureau, devant la TV ou son ordinateur, la position assise a fait commencer une nouvelle évolution chez la race humaine. J’ai déjà entendu le terme de « de-évolution », et franchement, c’est une fausse dénomination. Que ce soit en bien ou en mal, l’évolution est définie par les changements produits par les populations au fil des générations. Malheureusement, notre génération actuelle, notamment en Occident, n’est plus une société qui est obligé de se dépasser pour survivre.

Jetons un œil à quelques statistiques intéressantes. En 2010, près de trois millions d’Américains travaillent depuis leur domicile. Plus de 80% de travailleurs ont un emploi qui demandent pas ou peu d’activité physique. 85% des hommes et 65% des femmes travaillent plus de 40h/semaine. Les Américains passent près de 8 heures/jour assis. La moyenne que les Américains passent à faire de l’exercice physique est de deux heures.

Ça fait beaucoup de temps assis! Maintenant, je comprend bien que la majorité d’entre nous, ont à subvenir aux besoin d’une famille. Si cela signifie travailler 40h/ par semaine, nous ferons ce qu’il faut pour nourrir nos être aimés. En revanche, quand je vois un adulte en relative bonne santé incapable d’effectuer des mouvements basiques, ça me rend fou. Peut-être que l’Apocalypse est venu plus tôt que prévu, c’est ce à quoi je pense en voyant ces personnes bouger comme des zombies toutes la journée. Il y a 168 heures dans une semaine et nous faisons en moyenne que 2 heures d’activité. Pas besoin d’être un génie pour se rendre compte que ce chiffre est trop bas. Peu importe qui en porte les responsabilités, jamais la situation aurait dû devenir aussi mauvaise. Les douleurs dorsales coutent environ 20 à 50 milliards de dollars par année. Il n’y pas de raison que certains vivent avec des douleurs constantes ou que nous ayons peur de bouger pour éviter la blessure. Les enfants n’ont pas de douleurs au dos. Ils courent, sautent, rampent toute la journée. Leur corps reçoivent constamment des informations sensorielles, qui maintiennent leurs muscles et articulations mobiles. Des muscles tendus, courts et raides ajoutés à des articulations peu mobiles pourront causer des douleurs.

position devant pc

Nous avons besoin de recommencer à bouger! Je vais peut-être utiliser un exemple extrême et peut-être j’exagère mais le problème est devenu si grave qu’il existe désormais des « rehausseurs pour toilettes ». Il s’agit de lunettes de toilette mais spécialement épais qui se posent au dessus des toilettes. Ainsi, la personne devra moins se baisser et il sera plus facile de se relever. C’est une blague ? Les Américains ont tellement de problèmes à se bouger qu’ils ne pleuvent plus se bouger pour se lever des toilettes. Je suis désolé, mais si j’arrive un jour au point que je perde la capacité à me relever des toilettes après la grosse commission, ce sera ma fin. D’ailleurs, restons sur le sujet des selles.

Avant l’apparition de toilette moderne, les humains se baissaient (effectuait un squat) pour faire leurs besoins. Vous y croyez vous ? Qu’il n’y ait pas de malentendu : les toilettes modernes sont une magnifique invention et je ne pourrais pas vivre sans. Cependant, aller à la selle sur nos confortables toilettes n’est peut-être pas la super évolution qu’on croit. Selon les proctologues, l’humain n’est pas fait pour aller à selle en position assise. Nous sommes faits pour faire nos besoin dans un champ. En fait, l’idée n’est pas nouvelle. Des arguments et études des années 50 et 60 nous informaient déjà que selon la mécanique de la défécation, la manière actuelle de faire n’est pas bonne. En vous épargnant les détails, on peut affirmer que la position assise sur les toilettes imposent un angle anorectal qui peut provoquer des problèmes. Déféquer en position de squat infléchi cet angle et provoque une défécation plus complète. Le problème est les « restes » non évacués peuvent provoquer à termes des hémorroïdes, des maladies en lien avec les toxines, la maladie de Crohn et même le cancer du colon. Alors que diable sommes-nous supposé faire ? L’idée de se mettre en positon de squat au dessus des toilettes n’est pas l’idée la plus plaisante. Mais arrêtons nous un moment et réfléchissons. Depuis des milliers d’années, l’humain se met en position de squat. Aujourd’hui, des millions d’être humain le font encore car ils n’ont pas accès à des toilettes modernes. Dans certaines régions du monde, les personnes utilisent cette positon pour manger ou même pour se repose. A méditer…

Revenons à nos racines ou au moins essayons. Réapprenons à bouger. Il y a de nombreuses manières d’inclure des exercices de mobilité dans notre vie quotidienne. Par exemple simplement nous lever de notre chaise de bureau et nous étendre et effectuer quelques mouvements simples de strecthing, même si c’est pour une minute. Travailler par articulation. Commencer par les positions qui vous posent problèmes, comme les chevilles, les hanches, les épaules.

Je me permets de citer une personne reconnue dans le domaine de la mobilité, Grey Cook : « Lorsqu’une articulation normalement mobile devient immobile, elle est forcée de d’effectuer une compensation, devenant moins stable et provoquant en conséquence des douleurs »

Le processus est simple:

Perdre en mobilité de la cheville provoque des douleurs au genou

-Perdre en mobilité des hanches provoquent des douleurs dorsales

-Perdre en mobilité au niveau thoracique provoque des douleurs à la nuque, aux épaules et au dos

« Observer le corps articulation par articulation commence par les chevilles » selon Cook.

Kelly Starrett un autre grand spécialiste de la mobilité. Il affirme : « Le vrai bénéfice de la mobilité est l’avantage mécanique. Une position idéale permet un dégagement d’énergie optimal. Jusqu’à ce que vous gagniez une amplitude de mouvement maximale, vous ne pourrez simplement pas découvrir votre vrai potentiel ». D’ailleurs je recommande vivement à n’importe quel sportif (ou pas) qui souffre de douleurs chroniques ou ont des problèmes de souplesse de lire son blog et d’effectuer les nombreux exercices présentés. De plus,  je défie n’importe qui de tenter son « ten minute squat test ».

Tout ça pour dire que le manqué de mobilité peut provoquer de nombreux problèmes, notamment des mauvaises postures, une perte de force, de l’ostéoporose, l’obésité ou/et des douleurs chroniques. La liste est longue. Ces problèmes peuvent être évités si nous commençons à prendre soin de notre corps. La plupart des gens pourront profiter d’une meilleure mobilité des chevilles, des hanches, des épaules. En travaillant sur l’amplitude de ces articulations nous pouvons améliorer notre force et éliminer les douleurs. »

Note: Dans de prochains articles, nous présenterons des exercices à effectuer pour améliorer sa mobilité.

 

 

Source photo titre: https://play-fitness.fr/wp-content/uploads/2013/02/evolution-glitch.jpg

 

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