Interview de Lucas Parker

Benjamin 6 septembre 2012 0

Quand vous parlez des Crossfit Games, les premiers noms qui vous viennent à l’esprit sont Froning, Thorisdottir, Khalipa, Clever, Spealler ou encore Foucher. Bien que les Jeux de cette année ont vu l’arrivée de plusieurs nouveaux athlètes, leurs performances ont prouvé qu’ils pouvaient intégrer la liste des meilleurs mondiaux.

Un de ces athlètes nous venait du canada, Lucas Parker. Ce dernier s’entraîne dans le centre de ‘Crossfit Zone’, situé dans la ville de Victoria, B.C.

Il est rapidement devenu un des favoris au fur et à mesure des épreuves des Jeux de cette année. Certains l’adorent pour sa détermination assez « brutale », sa technique et sa fluidité de mouvement. Tandis que d’autres sont fascinés par son style un peu sauvage et rude, sa longue barbe et son look de Viking.

Mais peu importe l’allure, une chose est sure, tous ceux qui ont vu les R.C.G 2012 ( Reebook Crossfit Games ) ont rapidement remarqué cette star montante qu’est Lucas Parker.

Récemment, j’ai eu le plaisir de l’interviewer. Nous avons discuté d’une bonne partie de sujets assez différents, depuis son enfance jusqu’à sa découverte du Crossfit, et nous nous sommes permis de lui demander son plan d’action pour gagner les Jeux de 2014. Tous les détails sont dans la discussion qui suit.

Tout d’abord Lucas, pouvez-vous nous en dire un peu plus sur vous, sur votre jeunesse et votre expérience dans le domaine du sport ?

J’ai grandi exactement où je m’entraine et j’habite en ce moment, c’est à dire à Victoria ( B.C ). Je suis né à Montréal, mais je ne parle pas un mot de français. J’ai habité à Victoria toute ma vie mais mes parents m’ont emmené à travers le monde quand j’étais plus jeune.

Sinon, athlétiquement parlant, j’ai toujours fait du sport. Depuis mon plus jeune âge, mon père m’emmenait faire du sport et m’apprenait à faire des pompes, à sprinter, et les diverses bases fondamentales dont tout le monde a besoin.

J’ai joué au football et au rugby quand j’étais au collège, et j’ai également pratiqué le karaté pendant quelques années. Par dessus tout ça, j’ai fait un peu de Muay-Thai et ça m’a vraiment plu, mais on ne m’a jamais permis de faire de la compétition. J’aurais adoré faire un tournoi mais mes parents ne me l’auraient pas permis. Ils ne voulaient surtout pas que je me batte et me blesse, ce qui m’aurait empêché de faire de « vrais sports » comme le rugby.

J’ai joué au rugby tout au long de mes études à l’Université mais je n’ai jamais atteint le haut-niveau. J’aurais voulu aller plus loin mais ma scolarité me prenait beaucoup de temps. Pour être pris dans l’équipe, il aurait fallu que je fasse tous les entrainements et les matchs, j’aurais du faire en sorte d’arranger mon emploi du temps à l’école. Tout ceci était impossible. Donc j’ai pris la décision d’arrêter le rugby. Aujourd’hui encore, je prends beaucoup de plaisir à m’entrainer et à me dépasser, c’est pour cela que je passe beaucoup de temps à la salle de sport.

Quel poste avez-vous joué au rugby ?

A peu près tous. En terminale, on a gagné le championnat provincial AAA, ce qui revient à gagner la bannière d’Etat. Nous étions une toute petite équipe, mais nous étions tous en grande forme, très forts et très puissants. J’étais un des plus forts de l’équipe, mais j’étais aussi un des plus petits. J’ai donc trouvé marrant de me retrouver ailier pour une saison, bien que j’ai toujours préféré demi-de-mêlée.

Comment avez-vous connu le Crossfit ?

J’ai connu mes premières séances d’entrainement basées sur le Crossfit en 2005. Au début, on n’appelait pas ça du Crossfit, mais on faisait pas mal de thrusters, des exercices avec les medecine ball, divers entrainements en 21-15-9, et beaucoup d’exercices de force pour le rugby.

Je ne savais vraiment pas ce qu’était le Crossfit avant de découvrir des exercices sur le net en 2008. A ce moment-là, je me suis dit : ‘Hey, j’ai déjà fait ces trucs-là avant. Ca me dit quelque chose !’

J’ai ensuite commencé à construire des exercices moi-même, à la salle de sport de mon Université, avant de commencer à chercher une salle autour de chez moi. Inexpérimenté et contemplatif, je me suis inscrit à ‘Crossfit Zone’ qui était une toute nouvelle salle à cette époque. Ils couraient comme des fous, comme s’ils s’entrainaient pour des championnats internationaux. J’ai testé et ça m’a plu. Depuis, je pratique et je coache mais je suis surtout rentré dans les différentes compétitions. J’ai fait mes premiers pas dans les Crossfit Games, fin 2009. C’était pour les qualifications des premiers tours des Jeux de 2010, juste avant l’Open.

Donc, 2012 était votre deuxième participation ?

Oui, on m’a souvent posé cette question mais c’est parce qu’à cette époque-là, je n’avais pas le même look.

Qu’avez-vous appris au cours de ces 2 années de compétitions dans les Jeux ?

Je sais que ça va faire cliché, mais je vais le dire : ‘Chaque seconde compte’, et ça n’a jamais été aussi vrai, plus encore cette année quand on s’est rendu compte que les chronos et les classements étaient très serrés. Dans la dernière épreuve, ‘Isabel’, on était à moins d’une seconde les uns des autres, avec Dan Tyminski et Austin Malleolo. Donc effectivement, chaque seconde et chaque répétition compte.

J’ai halluciné quand j’ai revu les vidéos prises par mon père lors des jeux. Je me voyais faire les différentes épreuves et je me disais : « Mec, t’as perdu 5 places au classement là ! »

Aux régionales, il y a habituellement un groupe de 5 à 10, voire 15 individualités qui sortent vraiment du lot. On sait qu’ils feront quelques choses aux Jeux. Quand j’ai explosé sur la première épreuve, Diane, où j’avais fait une minute de moins que mon record personnel ( P.R. ), j’ai été surpris car je ne m’étais pas effondré au classement général, et du coup, j’étais encore capable de revenir à la 5ème place.

Normalement, quand vous explosez sur une épreuve lors des Jeux, ou encore si vous êtes dans une mauvaise journée, il se peut que vous perdiez 10 à 15 places. Ceci vient du fait que le niveau d’expertise et de compétences des athlètes est extrêmement élevé. Ce qui prouve qu’il n’y a pas de marge pour l’échec.

Il est intéressant de jeter un œil rétrospectivement, et de réfléchir aux situations passées. Est-ce que si j’avais fait une rep de plus, ce serait passé, ou en moins, si je m’étais plus reposé, est-ce que j’aurais eu le même score. Il est très facile de se descendre soi-même pour quelques erreurs mais ça nous fait cogiter plus encore sur le fait que chaque seconde et chaque répétition compte.

Pendant les Jeux, je vous ai vus plusieurs fois vous retrouver bloqué par d’autres concurrents. Vous vouliez prendre la barre mais au lieu de commencer, vous avez pris le temps de laisser passer certains concurrents et du coup, leur permettre de prendre de l’avance. C’est quelque chose que vous faites consciemment ?

Aussi nul que ça puisse paraitre, je pense juste que c’est une très mauvaise habitude. Je fais aussi de la compétition en haltérophilie, ou les positionnements et les réglages sont très importants et cruciaux. Dans cette discipline, vous avez besoin de prendre votre temps dans les entrainements et dans les compétitions. Autrement dit, dans le crossfit, comme le poids n’est pas aussi lourd, vous avez juste à ramasser la barre et à commencer votre exercice.

Cette habitude est tellement enracinée en moi ( pour obtenir la bonne position ) que j’ai l’habitude de gaspiller trois à cinq secondes au début de chaque exercice. Je sais bien que c’est une mauvaise habitude et surtout dans les Jeux.

Sur du long terme et dans les compétitions locales comme les Open ou les Régionales, je pense que c’est plutôt un bon point de prendre son temps. Les chances de me blesser ou d’avoir une déchirure sont fortement réduites, vu que j’essaie d’assurer l’exécution de chaque répétition.

Quelle a été la partie la plus dure des Jeux de cette année ?

J’ai envie de dire que c’était ce mercredi très surprenant. Oui, les épreuves des CG sont inconnues à l’avance et impossibles à connaitre. Nous y allions tous en le sachant, le vendredi, le samedi et le dimanche ; Ce qui nous a forcés à faire des suppositions et à adapter nos entrainements les quelques semaines auparavant.

Je me suis entrainé très dur le dernier dimanche d’entrainement, pour au final me rendre compte le lundi, qu’on aurait une journée complète d’épreuve le mercredi, ce qui m’avait démoralisé. Physiquement, cette journée supplémentaire de compétition a énormément fatigué les compétiteurs, ce qui nous a fait perdre du temps dans les chronos les 3 autres jours de la compétition.

Après le triathlon, beaucoup d’athlètes avaient des ampoules horribles aux pieds, certains étaient couchés aux alentours avec leur intraveineuse dans les bras, il y a même une concurrente qui avait perdu un ongle à un orteil. Les gens étaient déshydratés et assommés par le soleil, et à ce moment-là, on était pas encore vraiment rentré dans les Jeux. Je me suis dit que ça allait réellement être dur.

Pour ma part, je n’ai pas été autant touché que certains. Je n’ai pas eu d’ampoules horribles, pas d’irritations et je n’ai pas été hospitalisé à cause de la déshydratation. Donc je m’en suis relativement bien sorti. Il y avait juste cette douleur musculaire qui m’a tenu jusqu’au jeudi, et mes mollets qui étaient complètement détruits par la course qu’on avait faite dans les montagnes.

Qui vous a le plus impressionné tout au long de ce week-end ?

Il y a une petite partie de moi, très petite qui aurait eu le voeu de pouvoir être juste simple spectateur. Alors, j’aurais été capable de regarder et de profiter des moments forts des épreuves. Au lieu de ça, j’ai été enfermé sous le stade dans le noir, condamné à attendre que ce soit à mon tour de passer. Du coup, je n’ai pas pu rester surveiller la concurrence. Et bien que ce j’ai eu l’occasion de voir dans la compétition masculine m’a infiniment impressionné, j’ai été bluffé par les performances de Chris Spealler. Il est très difficile d’exprimer ce qu’il m’inspire tellement c’était fort.

Je veux dire, nous connaissons tous l’histoire de son triomphe et de ses performances aux Régionales, et ce qu’il est capable de faire aux Jeux. Alors, ce fameux mercredi, ce jour épouvantable, les malheurs se sont succédés à sa porte. Il a perdu son alliance au début des épreuves et ensuite son organisme a commencé à lâcher, lui causant de fortes crampes.

Il a fallu qu’il soit vraiment incroyable car il a du revenir au top pour pouvoir finir décemment et rester dans le haut du classement tout au long de ce week-end remplies d’épreuves, qui en plus, ne lui convenaient pas, comme le lourd traineau de football, l’échelle de Clean, le medecine ball ou encore le ‘Chipper’. Tout ceci montre à quel point il est phénoménal. Donc si j’avais été dans la foule, j’aurais voulu l’observer.

Etes-vous contents de vos performances de la semaine ?

Je n’ai pas eu le temps d’y penser encore. Je me dis qu’il y aura une autre semaine et que d’ici-là, je vais débuter un processus de visionnage de mes performances pendant lequel je mettrai sur papier ce qui allait et ce qui n’allait pas.

Je ne me suis pas vraiment demandé si j’étais satisfait ou pas, mais en tous cas, je me sens bien. Physiquement, je ne suis pas complètement crevé mais je suis définitivement content, donc je pense que c’est un bon signe.

Tout au long de ces épreuves de ce week-end, il a été intéressant de voir à quel point vous êtes devenus populaires. L’avez-vous remarqué ou est-ce que ça vous surprend ?

Ca m’a un peu surpris et je l’ai remarqué quand je suis rentré chez moi. J’ai été inondé de messages très gentils sur facebook qui venaient de parfaits étrangers disant des choses telles que, ‘Nous vous avons vraiment apprécié’ et ‘Bon boulot cette année aux Jeux’.

Je viens juste d’ouvrir, au dépit de mon jugement, un compte twitter. Je ne sais même pas comment m’en servir, mais dans les premiers jours, j’avais déjà 1000 abonnés !

Je pense que les gens ont leurs raisons de ressentir cette connection avec moi, que je ne vois pas de mon côté car je me trouve être juste un gars normal. Je veux dire, je n’ai pas un super look et pas très remarquable d’après ce que j’ai pu entendre sur moi. Mais je pense que ça vient surtout du fait que mon physique ingrat qui, est tout sauf celui du modèle masculin, me met à l’écart des autres concurrents; Vous savez ? Le style bien rasé, bronzé et couvert d’huile. Je ressemble plus au type normal qui a réussi à accéder aux Jeux qu’à l’athlète superstar bien foutu.

Pouvez-vous nous en dire plus sur votre fameuse barbe ?

Cela fait 10 mois que je la porte, donc ce n’est pas vraiment une nouveauté pour moi, mais j’ai déjà croisé des gens qui me dévisageaient dans la rue et aux Jeux, tout le monde veut me dire quelque chose dessus, me complimenter voire même me critiquer.

J’apprécie toute l’aide que je peux recevoir et la plupart des gens sont très amicaux et m’en apportent. Donc, je suis toujours heureux de répondre à ces questions.

J’ai entendu dire que vous vouliez la raser pour les Régionales. Qu’est ce qui a fait que vous la gardiez pour les Jeux ?

Pou moi, c’est un symbole de mon assiduité aux entrainements. Quand je me regarde dans le mirroir, je me rappelle chaque jour depuis combien de temps je ressemble à ça. Elle pousse tous les jours et j’espère pouvoir m’améliorer tous les jours au travers de différents objectifs.

A l’origine, l’objectif était de se qualifier pour les Régionales. Pour moi, je ne pouvais pas me raser car j’avais dédié cette barbe à mon année d’entrainement pour les Régionales. Voilà quel était mon but à ce moment-là. Ensuite, après réflexion et prenant un peu de temps pour y repenser, je me suis dit que je pourrais la garder pour mon prochain objectif.

Je suis un peu superstitieux quand je pense à ma barbe et au Crossfit, en la coupant, j’aurais perdu toute la puissance et la force que j’aurais acquises pendant les entrainements.

J’ai remarqué que cette année, beaucoup de grands noms dans le monde du Crossfit ont acquis une certaine notoriété. Avez-vous remarqué ceci et est-ce que vous trouvez ça étrange ?

Je trouve ça étrange pour ma part, car j’ai fini 15ème. Donc, je me demandais vraiment pourquoi on parlait de moi alors qu’il y a un vainqueur, un deuxième et un troisième devant moi. Je signe des autographes et je me dis encore ‘Hey, tu connais Rich Froning !’

Mais pour moi, ce n’est pas vraiment de la célébrité; il faut garder ceci en vue. Quand tu vois que Justin Bieber a des millions d’abonnés sur Twitter, et moi, seulement un millier, il est alors facétieux de clamer qu’on est une célébrité, bien que c’est sympa d’être reconnu pour les efforts que j’ai fourni en tant que compétiteur.

Ca renforce énormément mon sentiment d’avoir ma méthode d’entrainement et mon dévouement en quelque sorte. J’apprécie énormément la moindre attention que l’on me porte aussi infime soit-elle.

Etes-vous sponsorisés ?

Jusqu’à récemment, papa et maman me sponsorisaient. Ils sont mes plus grands supporters et aussi mes plus gros sponsors. Je n’aurais jamais pu atteindre un tel niveau d’entrainement et de compétition sans leurs supports.

Aux Jeux, Je n’avais ni sponsor, ni coach. J’ai donné le badge de coach à ma copine qui m’a chouchouté tout le week-end. Elle m’a littéralement mis la nourriture dans la bouche et m’a aidé à mettre mes vêtements quand je ne pouvais plus le faire moi-même. Elle est également d’un incroyable support pour moi.

J’ai récemment signé avec Rogue Fitness, Epic Nutrients et Synergy Health Management. Je prends le temps et je fais attention car j’ai vu pas mal d’athlètes sur facebook qui avaient fait de bonnes performances sur une ou deux compétitions de crossfit et qui se sont immédiatement tirés une balle dans le pied en faisant leurs propres promos. Ils ont injectés des tonnes de vidéos sur Youtube, sur leurs blogs et partout où ils pouvaient attirer l’oeil des sponsors. A la fin, ils passaient tellement de temps à faire de la promo qu’ils en négligeaient les entrainements, donc leurs performances, et donc ce qui les rend justement attractifs au niveau des sponsors.

Je pense que beaucoup de gens mettent la charrue avant les boeufs. Ils essaient tellement d’attirer les sponsors qu’ils en oublient la chose essentielle sur laquelle ils devraient se concentrer, l’entrainement. Donc, ce qui pourrait m’arriver de pire, au vu du peu que j’essaie de capitaliser sur moi et sur le peu d’attention que j’ai, c’est qu’on m’ait oublié d’ici les Jeux de l’année prochaine.

Je crois que c’est le bon moment pour réfléchir aux sponsors les plus aptes à afficher mon dévouement en tant que compétiteur et personne. Je suis absolument ravi d’être capable de travailler avec les meilleurs dans ce business.

Zone ou Paléo ?

J’aime affirmer que je suis à 100% Paléo/Zone, excepté que je ne pèse aucun aliment et que je mange beaucoup de fibres, de produits laitiers et de sucres lents. ( Rires )

Mangez-vous encore au MacDonalds ?

J’adore déguster un bon hamburger de temps en temps. Récemment, j’ai découvert le Wendy’s. Ils ont une plus grande gamme d’hamburgers au bacon et le bacon dans les hamburgers est de meilleure qualité et a un très bon gout. Je préfère définitivement un bon burger de chez Wendy’s avec un milkshake. Je suis un régime ‘Mange ce que tu vois !’ qui consiste à manger la nourriture qu’on voit ! ( Rires )

Je suis quelquefois sur la défensive là-dessus car dans la communauté Crossfit, il y a une grande attention portée sur la nutrition et sur les repas équilibrés. J’aime bien faire une grande distinction entre manger pour la santé et la longévité et manger pour la performance.

Avec l’avènement des Crossfit Games, il y a toute une nouvelle arrivée d’athlètes. Toute ma concentration est portée sur le fait de gagner les Jeux et ça requiert quelques sacrifices au niveau santé et longévité, ce qui se ressent sur la fréquence d’entrainement et sur ma nutrition. J’ai besoin d’être sûr que je vais gagner une énorme, une astronomique quantité d’énergie pour endurer les entrainements que je fais et tout ne peut pas venir des épinards et des blancs de poulets.

Finalement, quelles sont vos attentes pour 2013 ?

J’ai une sorte de plan établi sur 2 ans, où j’avais planifié de finir 25ème l’année dernière et où j’avais fini 26ème. Mes attentes de cette année étaient de finir dans le top12, et je n’étais pas loin de mes prédictions en finissant 15ème.

Je suis toujours ce plan qui me permettra d’arriver dans le top5 l’année prochaine. Donc 2014 sera l’année où je m’attends à gagner les Jeux. Je ne peux pas me permettre d’être assez confiant voire insolent pour dire que « je gagnerai les Jeux de 2014 ». Ce que je veux dire, c’est que j’en aurai les capacités. Je sens bien que dans les deux prochaines années, j’aurais le niveau nécessaire qui me permettra d’atteindre le podium.

Source: http://therxreview.com/interview-lucas-parker/

Traducteur: GhoSt222

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