Frappadingue Courchevel 2012

Hélène 7 octobre 2012 0

Le 26 août dernier a eu lieu à Courchevel (73) la première Alp X’trem. Cette course fait partie du groupe des frappadingues qui commencent à s’organiser un peu partout en France: la première a eu lieu dans le nord (Opale X’trem) il y a 2 ans, elle en est à sa troisième édition et les inscriptions sont d’ors et déjà closes (5400 participants !). Une troisième course (Basque X’trem) aura lieu en Aquitaine en avril, les organisateurs n’ont pas encore communiqué le lieu précis de la deuxième édition .

Ces courses à obstacles inspirée des fameuses Spartan race anglo-saxonnes, connaissent un succès grandissant en France. Différentes organisations proposent des courses un peu partout et pour tous les niveaux.

Revenons maintenant à Courchevel où est donc organisée cette première (on espère d’une longue série) Alp X’trem. Pour l’occasion Play-fitness a envoyé sa team féminine composée de Corwin, Jenelius et Biloun.

Après une fin de route difficile sous un orage de grêle, nous arrivons à Courchevel où un fléchage efficace nous oriente vers le lieu de retrait des dossards, malheureusement déjà fermé. Mais la solidarité est là et d’autres concurrents nous indiquent le lieu de bivouac où nous nous dépêchons de planter la tente juste avant d’être rattrapées par l’orage !

Peu de coureurs ont bravé les intempéries pour bivouaquer, mais les quelques présents se chargent de mettre l’ambiance en s’hydratant copieusement jusque tard dans la nuit… Quel professionnalisme !

Le lendemain changement d’ambiance, le soleil apparait, apportant avec lui des lots de coureurs aux tenues plus originales les unes que les autres. Nous voyons ainsi débarquer des schtroumpfs, des vikings, des vaches… nombreux sont ceux qui sont venus en groupe pour s’amuser. L’ambiance est très festive !

 

Petite surprise au moment de récupérer les dossards: il est demandé de certifier que nous savons nager 25 m sur le certificat médical. Julie qui est aussi à l’aise dans l’eau qu’une barre olympique a un instant d’hésitation. Chaque participant reçoit un tee-shirt, un dossard et une puce qui permettra de calculer le temps.

Le Rendez-vous est fixé au pied du tremplin de saut à ski. Les organisateurs veillent à donner les dernières consignes, incitant à la prudence afin de bien gérer la course et de ne pas se blesser. Quelques sessions:  » les pouces en avant ! les fesses en arrière ! et tchic et tchac ! … » reprise en cœurs par les participants pour s'(r)échauffer et la première vague part en trottinant vers la ligne de départ.

Après un dernier appel de prudence, c’est le top départ. Les schtroumpfs s’élancent en chenille, d’autres se tiennent par la main pour attaquer une première montée. Le circuit balisé sur un flanc de montagne alterne montées et descentes afin surement d’étirer le peloton avant la première longue montée. Les coureurs se retrouvent bientôt en file indienne sur un sentier, mais point de bousculade. Plutôt pas mal de bonne humeur et des participants qui plaisantent (quand il leur reste du souffle).

Une première roulade pour passer sous une grille et on attaque la remontée d’une piste de ski (qu’il est nettement plus facile et rapide de descendre en hiver !), puis au détour d’un virage on voit arriver le premier obstacle: le fameux ventre qui glisse. On dévale la piste en courant pour se jeter à plat ventre dans des couloirs en plastique qu’un bénévole arrose copieusement. Certains y mettent tellement de cœur qu’ils loupent la zone d’arrêt et en profitent pour tondre un morceau de pré avec leurs dents !!!

A partir de là les obstacles vont se succéder: escalade de filets, mares de boue, filet sous lesquels il faut ramper (quand il ne s’agit pas de fils électrifiés), traversée sur des troncs d’arbres, passage dans des buses et des cuvettes alimentées par des torrents (glacés) de montagne, descentes et remontées à flanc de coteau en s’aidant de cordes… Les organisateurs ont vraiment bien étudié le parcours et ont su utiliser tous les obstacles proposés par celui-ci.

Rapidement mon GSM prend l’eau, malgré la pochette de fortune, tant pis pour les photos… continuons la course.

Beaucoup  de coureurs font la course tranquillement à leur rythme, en groupe en plaisantant ou en se chahutant, mais bientôt certains coureurs partis derrière nous (les organisateurs ont prévu 4 vagues pour limiter les bousculades) nous dépassent en courant sur un bon train.

La première descente apparaît enfin mais le dénivelé est très raide et finalement il n’est guère plus aisé, et moins fatiguant, de dévaler ces pistes noires que de les remonter. Quoique Julie équipée de genoux en caoutchouc se sent soudain pousser des ailes et galope en tête.

Petite pause au ravitaillement, copieusement alimenté par les sponsors de la course. Nous courons déjà depuis plus d’une d’heure, ce qui est déjà un exploit en soi pour Corwin guère habituée à l’endurance, mais qui suit vaillamment le rythme.

Nous voilà reparties, les montées succèdent aux descentes. Partout on trouve des tunnels de pneus à franchir, des buses et sur la fin de vrais parcours du combattant avec des murs à franchir, des fils électrifiés sous lesquels il faut ramper, mais attention à bien choisir son parcours, car certains pendent et gare à la malheureuse fesse qui le touche… je parle d’expérience !!!

De nombreux spectateurs sont là et encouragent à qui mieux mieux (à noter que beaucoup se sont rassemblés près des fils électrifiés !). Une dernière remontée de talus en se tractant avec la corde, quelques haies et ont voit se profiler le lac bleu synonyme d’arrivée…. mais c’était sans compter sur les dernières surprises des organisateurs: tout d’abord « tunnel sous la Manche » dans lequel il faut ramper avec une eau qui monte progressivement, puis quelques mètres plus loin deux planches de bois sont installées en guise de tremplin pour plonger dans le lac et parcourir les 25 m à la nage !

Une fois sortie de l’eau il ne reste plus qu’à courir quelques dizaines de mètre, de retraverser le lac (via un gué où on a de l’eau jusqu’à la taille) et franchir la ligne d’arrivée mains dans les mains.

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Jenelius fière d’avoir osé plonger malgré sa peur de l’eau (et surtout d’avoir survécu au tunnel sous la Manche), Corwin fière d’avoir couru les 12 km en 2h20′, elle qui n’avait jamais couru plus d’une heure, et Biloun ravie d’avoir emmené son petit monde jusqu’à l’arrivée (et surtout de ne pas avoir eu à franchir d’obstacles mouvants !).

A l’arrivée, speaker avec micro, applaudissements, médaille de finisher… beaucoup arrivent en équipe, en se tenant la main ou en se portant… les folklore continuent. L’organisation à prévu un gros buffet et c’est loin d’être inutile: les organismes sont affamés par la course, les obstacles, le froid….

Seul bémol à l’organisation, on est arrivée vers midi et la piscine pour la douche n’ouvre qu’à 14h (c’est ce qui est précisé sur le bon qui nous à été remis). Mais on avait prévu la douche solaire et beaucoup font comme nous, se changeant sur le pré-parking pour éviter de trop se refroidir.

Classement final de la team play-fitness: 146 – 147- 148 èmes au général. 11 – 12 – 13 èmes séniors féminines.Vraiment une super expérience, une super journée, une très belle ambiance, et pour ceux qui veulent tester leurs qualités de sportif, laissez vous tentez par une course à obstacles, vous pourrez juger de la qualité de votre entrainement, de vos ressources mentales (repartir en courant après avoir plongé dans un lac gelé ou bien se manger des décharges électriques) et jauger si vous êtes un sportif complet.

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