Rapport entre Exécution et Intensité

12 avril 2012 0

Traduction d’un article du site « Again Faster » traitant du rapport entre exécution et intensité pendant les metcons.
Bonne lecture !

 

Pas de Négociation avec la Perfection

Le Crossfit est la poursuite de la perfection athlétique – exécuter des entraînements difficile avec maîtrise technique dans de difficiles conditions. Nous recherchons la forme parfaite avec et malgré un coeur battant, des poumons prêts à éclater et les veines emplies d’acide.

Quand nous réussissons nos exercices à un rythme insoutenable, il n’y a rien de plus jouissif. A l’inverse, quand on échoue sur la ligne d’arrivée, c’est horrible au possible.

Les athlètes font souvent une erreur de dichotomie entre « formes parfaites » et « Intensité », croyant que le fait d’en améliorer une, fait forcément faiblir l’autre. Cette idée est une excuse tout juste déguisée pour se complaire dans l’effort. Plutôt que d’acquérir la technique par le biais d’exercices à faible intensité, l’athlète préférera améliorer ses records personnels, même en étant en petite forme. Le constat de ce choix est simple : « il est facile pour son égo d’améliorer ses performances dans les WoD ». Réussir un bon temps dans un « Fran » en ayant pour seul but de faire des Thrusters parfaits ne va pas vous faire grimper au classement ( En tous cas, pas tout de suite ), et un échec risque de piquer votre égo.

En réalité, le physique et le cardio ne sont pas mutuellement exclusifs, mais la non-linéarité de leurs relations amène les athlètes novices à penser l’inverse. Pour le débutant, résister à l’effort devient cruel quand l’intensité des sessions augmente, amenant à la mauvaise conclusion que les deux ne peuvent pas co-exister. Les athlètes confirmés savent que ceci est faux. Ces derniers reconnaissent que des exercices continus à grande intensité sont pratiquement impossibles à réaliser si l’on ne porte pas une attention toute particulière à sa forme. L’athlète expérimenté sait que le physique parfait ne l’est que pour une raison : Il donne des avantages structurels que l’on aurait pas normalement.

Prenez le « Thruster » par exemple. Mal réalisé, le mouvement s’appuie sur les petits muscles de l’épaule antérieure pour supporter le poids de la barre au verrouillage. Ces muscles se fatiguent extrêmement vite, tétanisant l’athlète à court terme. Quand le « Thruster » est bien réalisé, le poids est supporté par les grands muscles de la chaine postérieure, durs à fatiguer, permettant ainsi à l’athlète fournissant l’effort de maintenir une bonne forme la possibilité de continuer à profiter de toute sa puissance bien après que ses compagnons ne s’en souciant pas aient dû arrêter pour se reposer.

Mais les avantages d’une bonne structure physique ne se cantonnent pas qu’au « Thruster ». Ils sont aussi obtenus dans la majorité de nos mouvements dès lors que l’on a travaillé pour.

La plupart de ces avantages sont basés sur des notions de physique, comme la transmission de puissance, spécifiquement celle affirmant qu’il est plus facile de transmettre de la puissance par le biais d’une structure rigide plutôt que souple.

Faire un squat en fournit l’illustration parfaite. Le squat utilise la puissance des hanches pour propulser le torse au travers d’un mouvement complet de développement. Si la colonne vertébrale est arrondie et que les abdominaux ne sont pas gainés, la puissance sera perdue et le torse deviendra difficile à déplacer. Par contre, si la colonne vertébrale est maintenue dans une position droite ou cambrée et que le gainage est présent, en bonne et due forme, la puissance se propage librement et la charge est plus facile à lever. Néanmoins, nous observons souvent les novices s’exploser le dos en faisant des squats, dos arrondis et/ou sans gainage, sans se soucier de l’effet de perte de puissance.

Tolérer une mauvaise forme découlant de l’intensité revient à ignorer la globalité de l’entraînement, en se focalisant sur l’immédiat. En faisant cela, nous privons nos athlètes de la possibilité d’atteindre leur potentiel, en préférant plafonner artificiellement, saboter leurs progrès futurs au nom d’une gratification immédiate.

Un athlète, qui fera mal ses exercices de développement musculaire, fera difficilement un « Fran » sur 3 minutes, mais il fera toujours en 3 min.

Pendant qu’un athlète de même expérience, mais qui aura fait les exercices ( Skills ) avec les bonnes positions, pourra progresser plus rapidement, repoussant ses limites au possible, en utilisant les avantages structurels de son corps sur un « Thruster » parfait, qui lui permettra de réaliser le « Fran » en 2 minutes.

Pour l’athlète CrossFit, la perfection n’est pas négociable, quelque soit le résultat à court terme. Progresser jusqu’à l’Elite – Cœur battant au rythme d’un marteau-piqueur, poumons à la limite de l’éclatement et records battus – dépend de cette Perfection.

Source: https://www.againfaster.com/en/blog/2012/01/13/non-negotiability-perfection/

Traduction: GhoSt222

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